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Mois : juin 2019

Journée d’approche

Journée d’approche

J64, lundi 24 juin

Ce matin c’est grasse matinée, départ à 07h00 pour une petite journée afin de se placer au pied du « Muir Pass » pour le passer demain matin.

Le chemin est très agréable et comme c’est une petite étape j’en profite pour baisser le rythme de la marche afin de mieux profiter de ce que je croise.

Nous avions décidé de deux point de bivouac possible en fonction de la possibilité de traverser un torrent vers midi.

J’arrive au premier point des bivouac qui est complètement recouvert de neige !
Le coup de déprime, j’ai pas du tout envie de recommencer un deuxième bivouac dans la neige !!!

Aubi, Thomas, Joris et Rémi ont visiblement poussé jusqu’au deuxième bivouac.
Je prend tous le courage qui me reste et j’attaque la montée dans la neige.
Je les rejoins sur un rocher au soleil où ils m’attendent.
Joris m’y a trouvé une petite place sans neige au pied du sapin, je suis rassuré, je vais peut être passer une nuit correcte.

Les photos du jour






Bivouac dans la neige

Bivouac dans la neige

J63, dimanche 23 juin

Hier après-midi nous atteignons le point de bivouac au pied du Mather Pass (3686m) que nous avions repéré.

Manque de chance le plateau est recouvert d’une épaisse couche de neige et les rares zone dégagée sous les quelques sapins sont déjà occupé.Nous voilà donc contraint de bivouaquer dans le neige, et avec les chaussures mouillées et gelées en plus !

C’est une grande première pour moi et j’espère que cela va bien se passer.Première épreuve, tasser les « sun cup », ces trous de fonte sur les champs de neige, pour avoir une surface plane.
Deuxième épreuve, planter la tente avec des sardines prévu pour des sols dur. Nous utilisons notre piolet et nos battons pour les points d’ancrage les plus importants.
Troisième épreuve, organiser sa tente dans le froid et l’humidité (la neige l’après-midi est mouillé).
Quatrième épreuve arriver à dormir.Les deux premières épreuve je les passent avec succès, la troisième avec un succès relatif quand à la quatrième c’est un échec total.J’ai tellement froid que je n’arrive à dormir sur par petit moment d’une vingtaine de minutes, puis je respire dans mon sac de couchage pour le réchauffer et je me rendors pour vingt minutes.

Au réveil à 03h00 il fait -3°C dans ma tente et -5°C dehors, mes chaussures mouillées sont gelées, il me faut plus de dix minutes pour arriver à les mettre. En fait tout est gelé !

Il me faut 01h40 pour remballer le bivouac au lieu des 01h15 habituels et en plus sans prendre de petit-déjeuner tellement j’ai hâte de me mettre en route pour le Mather Pass afin de réchauffer mes pieds gelés.

Heureusement nous arrivons tôt au bivouac du soir qui est seulement à 2662m, il est bien sec et je pense qu’il ne fera pas trop froid cette nuit.
Du coup nous avons le temps de faire sécher toutes nos affaires et de faire une bonne sieste pour récupérer.

Les photos du jour

Un daim bien nous rendre visite au bivouac le soir. Il est à moins de quinze mètre et ne semble pas s’inquiéter de notre présence.

Un col et dix torrents 2

Un col et dix torrents 2

J62, samedi 22 juin

Cela commence à ressembler à un rituel.
Réveil avant l’aube pour profiter de le neige dur, ascension du col (Pinchot Pass 3690m) puis redescente dans la vallée, sur de la neige molle, pour se positionner pour le col suivant.
Et encore plein de torrents à traverser, une dizaine sur la carte, mais nous avons de la chance car nous les passions tous sauf un les pieds au sec.

Bien fatigué nous posons jusqu’au point de bivouac situé sur un plateau.
Mauvaise surprise il est complètement recouvert de neige et les rare point dans de neige sous les sapins sont déjà occupé.
Ce sera donc mon premier bivouac dans la neige.

Les photos du jour

Nous avons passé la nuit sur le territoire d’un ours !😲

Un col et dix torrents

Un col et dix torrents

J61, vendredi 21 juin

Premier jour de l’été, ici nous avons l’impression d’être au début du printemps, ce matin il fait difficilement 1°C.

A 04h30 nous nous attaquons au col Glen, 3651m, avec les deux côtés à pic et enneigé.
Avec la neige bien dur du matin c’est fatiguant mais pas trop difficile.

Par contre ce que je n’avais pas bien regardé sur le carte c’est le nombre important de rivière à franchir.
Sur ce tronçon le PCT croise dix cours d’eau, torrent de fond de vallée et ses affluents, déversoir de lac et ce sans compter les torrents moins importants non répertoriés.

Nous en passons trois à gué avec beaucoup de débit et un, le torrent de fond de vallée, sur un pont suspendu.
Le reste c’est soit sur des ponts de neige soit sur des troncs d’arbre.

Le passage à gué du dernier torrent que nous passons à 17h30, le plus mauvais moment de la journée, et très difficile et dangereux. Nous le passons encordé avec beaucoup de précautions.

Les photos du jour

Une reprise en douceur

Une reprise en douceur

J60, jeudi 20 juin

Déjà deux mois ! 😁

Aujourd’hui c’est une petite mais néanmoins fatiguante journée.

L’air est froid avec un vent fort et en même temps le soleil chauffe très dur ce qui fait qu’à l’ombre nous avons froid rapidement et au soleil nous visons.

Pour des raisons de sécurité nous ne pouvons pas franchir plus d’un col par jour, le but étant d’arrivée en bas du col pour le franchir le matin suivant sur de la neige stable et dur.

Du coup après avoir franchi le col Kearsage à 06h30 il ne reste plus qu’à faire quelques milles descente puis de montée dans de la neige rapidement molle pour atteindre notre bivouac près du col Glen vers midi.

Bien-sûr le tout entrecoupé de moment de sieste à 09h00, après le déjeuner et dans l’après-midi

Les photos du jour

De retour dans la montagne

De retour dans la montagne

J59, mercredi 19 juin

Après trois nuits passée dans la plaine il est tant de retourner dans la Sierra Nevada.
Afin de passer le col de Kearsage dans de bonnes conditions nous partons pour bivouaquer à 3000m.

Demain départ avant le lever du soleil dans la neige dure pour l’ascension.
La matinée est consacrée aux derniers achats et à essayer de tout faire rentrer dans nos sacs.

Une fois mon sacs fini je me mets en cuisine et avec l’aide de Thomas je prépare des spaghettis carbrocolis pour tous le groupe.
Une petite sieste digestive et il est déjà 2pm, notre véhicule qui doit nous emmener à notre point de départ est là.Une heure de montée et nous avons atteint notre lieu de bivouac.

C’est une très petite journée de marche, demain et les jours suivants seront bien plus long et dur.
Nous traînons au soleil, Aubi et Joris se baigne rapidement dans le lac.

18h00 il est temps de préparer le dîner.
Je me rend compte que j’ai oublier le fromage à l’hostel et que je n’ai pas de dessert.
Heureusement que j’ai encore quelques réserve de calories corporelles.
Je devrait pouvoir tenir jusqu’au prochain ravitaillement.

18h30 le soleil passer derrière la crête, la température chute brutalement et un fort vent se lève.
Il est temps de regagner nos tentes.

Les photos du jour

Mon bivouac en bord de lac.

Repos à l’Hostel California

Repos à l’Hostel California

J57 et 58, lundi 17 et mardi 18 juin

Après la semaine difficile dans la Sierra Nevada Aubin, Thomas et moi prenons une journée de repos à l’hostel, ou nous avons une chambre pour nous trois, en attendant l’arrivée de Rémi et Joris qui sont une journée derrière nous pour cause d’ascension du Mont Whitney.
Ils arrivent dans l’après-midi, épuisé mais content de leur expérience.

Pour mettre un peu d’ambiance pour la suite de la lecture

Nous décidons donc de rester une journée de plus à l’hostel afin qu’ils reprennent des forces d’autant plus que Rémi à fait une très vilaine chute en descendant du Mont Whitney, une glissade de plusieurs dizaines de mètres sur une pente abrupte de terminant dans les rochers. Il s’en tire plutôt bien avec une grosse frayeur, de gros hématomes et une belle abrasion cutanée.

Moins grave que les blessures de Rémi mais assez embêtant quand même, lundi matin je m’étire dans mon lit quand soudain je ressent une vive douleur au tendon d’Achille gauche qui perdure toute la journée malgré la glace appliquée régulièrement.
Le lendemain le douleur réapparaît en fin de journée.
J’espère que pour le départ sur le chemin demain après-midi mon tendon tiendra la route.

Donc demain retour dans la montagne pour dix jours avec ravitaillement possible dans un « chalet » au bout de huit jours. Du coup nous partons avec neuf jours de nourriture (nous prenons toujours un jour de plus en cas d’imprévu) ce qui me fait 8,4 kg de vivre dans mon sac !!!
C’est lourd. 😟

Prochain contact dans huit jours si il y a du wifi au chalet mais c’est loin d’être sur, sinon dans dix jours.

Pas de photo du jour 😋

Welcome to the Hostel California

Welcome to the Hostel California

J56, dimanche 16 juin

Après le passage du col Forester et une semaine dans la montagne il est temps de retrouver la civilisation.

Départ de nuit pour gravir le col Kearsage à 3590m et redescendre dans la vallée de l’oignon en espérant trouver rapidement un « ride » pour Bishop ou nous comptons loger à l’Hostel California.

Après la rude et longue journée d’hier le chemin nous paraît plus facile d’autant que nous arrivons à passer toutes les rivières soit sur des arbres soit sur des ponts de neige.

Nous arrivons au parking dans la vallée vers 11h00.
Je sent que ça ne va pas être évident de trouver une voiture pour rejoindre Bishop, le gents commençant à monter aux lacs pour la journée.

Nous avons de la chance un surfer qui fini sa descente nous propose de nous déposer en ville à l’Hostel California.

PS : n’hésitez pas à laisser des commentaires sur le blog, des messages privé ou papoter sur Skype quand je suis en ville, ça entretien le moral ! 🤗

Les photos du jour

Pour une fois on peut voir le panneau d’indication des sentiers !

Le col Forester

Le col Forester

J55, samedi 15 juin

Comme prévu réveil à 00h45 pour un départ à 02h00 afin de franchir le col Forester avant que la neige ne ramollisse.

Première grosse difficulté au bout d’une demi-heure, un gros torrent bouillonnant à traverser. Il est 02h30 et il fait+0,5°C !!!

Nous parcourons la rive en amont et en aval pour trouver un passage le moins dangereux possible.
Celui que nous avons trouvé a quand même un passage violent avec de l’eau jusqu’au fesses (pour Aubi c’est jusqu’au nombril) et où il est très difficile de trouver un appui avec ses bâtons car le courant les repousses avant de pouvoir toucher le fond.
Du coup la règle des trois points d’appui est difficile à appliquer et je reste bloqué quelques secondes qui paraissent des minutes au milieu du courant.

Tant bien que mal nous arrivons à traverser et nous nous retrouvons tous les trois frigorifié sur l’autre berge.
Le temps de nous réchauffer nous repartons à l’assaut du col Forester.

Le chemin jusqu’au pied du col est relativement facile à part le manque d’oxygène et une petite hypoglycémie.
Part contre le dernier mile est vertigineux et nous devons utiliser nos piolets pour nous assurer car la moindre chute est potentiellement mortelle.

Au col la vue est splendide, nous ouvrons notre canette de champagne du pauvre pour fêter l’événement en compagnie d’un minuscule tamia qui peux effrayé par notre présence cour dans tous les sens.

Nous descendons dans la vallée de l’autre côté du col en partie en glissant sur les fesses.
Un américain nous explique la technique et nous en fait le démonstration.

Au bivouac au milieu des arbres et de la neige passe, pendant que nous dînons, une biche à moins de cinquante mètres.

Les photos du jour

Le col Forester

Bivouac au milieu des arbres et de la neige

Vers le col Forester

Vers le col Forester

J54, vendredi 14 juin

Rémi et Joris sont parti vers minuit pour gravir le Mont Whitney.
Aubi, Thomas et moi partons à l’aube pour profiter un maximum de la neige gelée.
Au réveil il fait +3,5°C à 3264m, plutôt chaud comme nuit.

Nous partons pour rejoindre un lieu de bivouac, à 7 miles, situé au pied du col Forester dans le but de partir de nuit pour le franchir dans les meilleurs conditions de sécurité.

Nous cheminons dans, toujours, beaucoup de neige et de dénivelé et croisons trois gros torrents à franchir.

Le premier à gué assez simple, le second on le passe de petit îlot en petit îlot sans se mouiller les pieds, le troisième est beaucoup plus dangereux avec un très gros débit. Nous traversons encordé au cas où celui qui traverse perde pied et profitons d’un tronc en travers du torrent pour s’y accrocher.
L’eau est glaciale, il va me falloir vingt bonnes minutes pour réchauffer mes pieds gelés.

Nous arrivons au bivouac pour le déjeuner, le reste du programme c’est sieste et repos car le réveil est pour 00h45 pour un départ à 02h00.

Si tout va bien nous atteindrons le col pour 08h00 profitant pour la montée d’une neige bien dur quand à la descente de l’autre côté on fera ce que l’on peut.

Les photos du jour

Une marmotte qui se tourne au dernier moment.

Un étrange insecte sur l’on croise souvent sur la neige.

Un mignon petit tamia qui rode autour de notre campement.

Rivières et Mont Whitney

Rivières et Mont Whitney

J53, jeudi 13 juin

Le plan initial c’était une petite journée de six miles pour atteindre le camp de base pour l’ascension du Mont Whitney (4417m), de s’y reposer et de partir la nuit pour atteindre le sommet au lever de soleil.

Vu le retard pris hier dans la neige cela nous fait plutôt une journée de douze miles ce qui compte tenu des conditions fait déjà une journée bien remplie.

En route nous trouvons Rémi, sans Joris, qui campait là où nous avions prévu près d’une rivière à traverser.

L’hiver très neigeux et le printemps tardif fait que la fonte des neiges a à peine commencé depuis quelques jours.
Du coup les petits cours d’eau sont devenu de gros torrents très difficile et dangereux à traverser.

Le premiers à traverser nous le feront en équilibre sur un arbre mort, facile !😋

Le second à gué dans une eau glaciale, facile mais beaucoup moins agréable.

En fin de journée nous Aubi, Thomas et moi atteignons le camp de base et y retrouvons Rémi, qui est parti à son rythme rapide après la traversée du premier torrent, et Joris.

Nous annonçons à nos deux amis que nous renonçons à l’ascension du Mont Whitney qui nous paraît trop difficile, le passage du col Forester à 4007m sera déjà bien assez dur pour nous. Nous nous retrouverons au plus tard à la prochaine ville.

Les photos du jour

La Sierra Nevada

La Sierra Nevada

J52, mercredi 12 juin

Au menu dix-sept miles pour rejoindre la zone de campement.

Le chemin passe par des grandes zones très enneigée entrecoupé de petites zone déneigé, toujours avec beaucoup de dénivelé.

Rapidement notre petit groupe va se scinder en deux.
Rémi et Joris à l’aise dans la neige et qui avance vite et Auberie, que nous appelons Aubi, Thomas et moi qui progressons plus lentement.

Tant que le soleil n’a pas chauffé la neige il est facile de progresser avec les micro-crampons qui accroche bien sûr la neige dur.
Malheureusement la chaleur va assez vite, dès 09h00, la transformer en une soupe de neige et d’eau.

Résultat il est très difficile d’avancer, on s’enfonce, on glisse, on patine. L’usage du piolet est même quelques fois nécessaire pour s’assurer quand le chemin est en fort dévers.

On s’épuise rapidement d’autant plus que la diminution d’oxygène dû à l’altitude commence à se faire sentir

La progression est très difficile, beaucoup de dévers, pratiquement pas de zone sans neige et de fort dénivelés.

Les paysages sont magnifiques, nous évoluons au milieu des séquoias entouré de sommets enneigés.

Je prend aujourd’hui conscience d’être dans la plus haute chaîne de montagne des États-Unis, hors Alaska, la Sierra Nevada qui porte bien son nom.

Le plan initial de dix-sept miles se transforme pour cause de fatigue en douze miles pour Auby, Thomas et moi.
Joris et Rémi sont sûrement au camp que nous avions prévu.

Les photos du jour

Assistance technique

Assistance technique

Un grand merci à Olivier pour l’assistance technique. 🤩

Mon téléphone à planté pendant une mise à jour, il a fallu que je le formate et sans l’aide d’Olivier qui à pris le contrôle de mon téléphone à distance j’aurai sûrement eu beaucoup de mal à remettre et paramétrer les applications dont j’ai besoin.

PS: j’ai remis dans l’ordre chronologique les posts, J50 que je n’avais pas pu publier pour des raisons techniques est donc avant J51.

Vive la technologie

Vive la technologie

Bonjour

Ici Olivier pour un petit « piratage » amical de site web.

Non Fred n’est pas perdu.

Il va bien.

C’est son téléphone qui va mal. Pour l’instant Fred lui fait un massage cardiaque.

Donc impossible pour lui de :

– Se connecter pour poster des articles
– Consulter les cartes du PCT
– Utiliser le GPS en cas de question sur le chemin.
Donc il y a un peu de dépannage « longue distance » pour lui faire réinstaller tous ses outils.

Donc son prochain message risque de prendre un peu plus de temps que prévu.

Sinon il va sortir les cartes papiers pour faire « à l’ancienne » avec une boussole.

Montagnes et grenouilles

Montagnes et grenouilles

J51, mardi 11 juin

Aujourd’hui commence les « vrais » étapes de la Sierra Nevada.
Du dénivelé et de la neige.

Comme d’habitude départ au lever du soleil pour une « petite » journée de près de vingt miles.

C’est une belle journée ensoleillée sans nuage, heureusement les nombreux séquoias donne une belle ombre rafraîchissante.
L’étape est épuisante, nous avons beaucoup de dénivelé à faire pour boucler l’étape.

Nous nous arrêtons sur un replat à près de 3200m qui surplombe un petit marécage.
En arrivant nous entendons le chant des grenouilles.

Des grenouilles à plus de 3000m ! 😮🐸

Ce soir c’est concert de grenouille du crépuscule jusqu’à l’aube !

Les photos du jour