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Catégorie : Les écrins 2020

01 juillet, orage ?

01 juillet, orage ?

Aujourd’hui c’est la traversée de la montagne du Glandasse.

Le problème c’est qu’avant de partir dans le Vercors le météo prévoyait pour jeudi 01 juillet des orages dès le matin.

Les randonneurs à la journée rencontré hier ont tous dit qu’il y a un risque important d’orages l’après-midi.

Du coup je par de bonne heure pour arriver tôt aux cabanes de Chatillon.

La seule difficulté du jour c’est un raidillon de trois cent mètres de dénivelé.

Finalement j’arrive peu après quatorze heures aux cabanes de Châtillon bien avant l’arrivée d’un brouillard épais qui précède une pluie drue mais pas d’orage. On entend le toner mais c’est situé plus à l’est au dessus des Alpes.

Le groupe de septuagénaire rejoint lui aussi les cabanes avant le mauvaise temps.

Les photos du jour

Mais quelle est cette fleur ?

Petit spoil, c’est la fleur emblématique des Alpes.

Le cairn de Malcollet.

Le cirque d’Archiane.

30 juin, le Grand Veymont

30 juin, le Grand Veymont

Objectif la cabane de pré Perey via le Grand Veymont, le sommet du Vercors (2341m).

Je sent que ça va être une journée très chaude d’autant plus qu’il n’y a pas d’arbre sur le Grand Vermont. Je part donc chargé de trois litres d’eau.

Je m’y attendais un peu mais pas à ce point là, l’ascension du Grand Veymont est un défilé.

Un peu avant le pas de la ville je croise une hermine qui sautille dans le pierrier.
Pas moyen de la prendre en photo, elle passe sont temps a disparaître dans les pierres pour réapparaître plus loin.

Arrivé à la baraque de pré Perey il y a de nouveau plein de monde dont le groupe de septuagénaire d’hier.

Les photos du jour

Un double balisage, celui du GR en blanc et rouge et celui des bergers qui élaguent le bas des sapin pour les repérer de loin.

Le Mont Aiguille, très connu des grimpeurs.

29 juin, le haut plateau

29 juin, le haut plateau

Je vais enfin, après un passage par Corrençon en Vercors pour me ravitailler, entrer dans la réserve naturelle national du haut plateau du Vercors !

J’arrive a Corrençon en Vercors après trois heures de marche en traînant un peu la patte, j’ai de nouveau mal à la jambe gauche (je me demande si je n’ai pas une légère tendinite de la patte d’oie).
Je me dirige vers la supérette et la surprise, elle ferme le lundi !

En voyant mon air dépité Gaëlle l’une des patronnes des « Deux Sœurs », le brestaurant à côté viens vers moi.
Elle me dit que sa chérie Jennifer part dans cinq minutes à Villard de Lans et qu’elle peut m’y amener. Un aller-retour plus tard, avec en prime une discution agréable avec une jeune femme amoureuse de randonnée, il est temps de déjeuner.
Les « Deux Sœurs » est un bon restaurant très « girly » par exemple les pizzas ont toutes des prénom de fille avec en prime un jeu de mot écrit en petit après le prénom. Ex : la JEANNE d’oeuf avec en garniture un œuf ou la COLETTE stérole aux fromages.

Avec tous ça je ne suis pas très avancé il est treize heures trente quand je retourne la route et j’ai encore un peu plus de cinq heure de marche avant d’atteindre la cabane de la Jas du Play. Je part avec peu d’eau la fontaine de Carette est à moins de deux heures.

Manque de bol je n’ai jamais réussi à trouver cette fontaine, du coup j’en n’ai pas assez d’eau et pour arranger les choses il fait très chaud.

Heureusement je ne croise un couple de retour vers la civilisation qui à assez d’eau pour m’en donner un demi litre ce qui en faisant attention devrait suffire pour atteindre la cabane de la Jasse du Play où il y a une source à quinze minutes de là.

A la cabane de nouveau plein de monde. Un groupe de cinq septuagénaire qui font la traversée du Vercors mer propose de me passer de l’eau pour que je n’ai pas à y aller ce soir. Super sympas car j’avoue que je suis assez fatigué, je l’aurai fait si il avais fallu mais ça tombe bien.

Les photos du jour

Exemple de lapiaz.

28 juin, vers le sud.

28 juin, vers le sud.

Après l’abandon du tour de l’Oisans et des Écrins je pars vers le sud en commençant par le haut plateau du Vercors.Je prend le bus de Grenoble pour Saint Nizier du Moucherotte.Arrivé à destination je me rend compte que j’ai oublié mon chapeau dans le bus !
Je vais arrêter de compter le nombre de chapeau sur j’ai perdu en rando.

Le temps de voir si je peux en trouver un au village (évidemment il n’y en a pas) il est déjà onze heures quand j’attaque l’ascension du Moucherotte (750m de dénivelé positif).Après cette partie qui est assez raide le chemin est en balcon dessus du plateau avec parfois quelques passage avec un á pic (je fais trèèèès attention lors de ces passages).

Arrivé à la cabane de Roybon j’ai la surprise d’y voir plein de monde.Il y avais bien pas mal de randonneur à la journée sur le chemin mais je ne m’attendais pas à autant de personnes au bivouac.

Les photos du jourVu sur les immeubles où j’ai dormi cette nuit.

27 juin, transition.

27 juin, transition.

Ça y est j’ai abandonné le tour de l’Oisans et des Écrins.

Ça fait trois fois que j’entame le tour et deux fois que j’abandonne.

La première fois au bout de deux jour, une chute en traversant un gué pourtant facile avec pour conséquence une luxation de la rotule.
Deuxième essai, avec Jeanne, une réussite.
Troisième essai, vous connaissez l’histoire.
Conclusion ce circuit est maudit et seul Jeanne arrive conjurer cette malédiction !

Du coup je retourne a Grenoble pour traverser le Vercors par le haut plateau et poursuivre dans Les Baronnies et si j’ai encore du temps et bien on verra plus tard pour la suite.

J’ai profité de cette journée pour me reposer et bien manger (et picoler).

Les photos du jour.
Il n’y en a pas !

26 juin, demi-tour !

26 juin, demi-tour !

Réveil à quatre heures trente pour pouvoir attaquer le col de l’Aup Martin avant que la neige ramollisse.

L’approche du col ce fait sans grande difficulté à la quantité d’eau qui ruisselle de partout et si quelque fois transforme le chemin en torrent.

Premières difficulté le franchissement du ravin de la S’aime qui est recouvert d’un gros névé en pente. Avec mes micro-crampons et précaution je le traverse sans encombre.

Une demi heure plus tard il est temps d’attaquer le col.
Rapidement je perd la trace du chemin qui se perd sous la neige. Pour essayer de repérer des traces de passage, de balisage ou de cairn je décide de grimper sur un éperon schisteux.

Très mauvaise décision car à cause de la roche instable je n’arrive plus à redescendre. Du coup je continu a progresser en monté sur la roche parallèlement au chemin en espérant pouvoir le rejoindre.
Autre mauvais choix, décision de débutant, car ça devient de plus en plus difficile et de plus en plus dangereux !

C’est alors que je tente une prise particulièrement instable qui évidemment cède et je bascule tête par dessus cul. Ma tête heurte le névé en dessous et je glisse entre la roche et le névé.
Je parviens tant bien que mal à m’arrêter avant une chute mortelle. J’arrive à me caler sur une position stable mais impossible de bouger dans faire le grand saut.

Il grand temps d’appeler les secours. Vers onze heures trente je déclenche ma balise de détresse. Je met ma veste thermique à l’envers, j’avais choisi le model avec la doublure orange vif pour plus de visibilité en cas de pépins, il n’y a plus qu’à attendre.
Une demi heure plus tard j’entends un hélico qui remonte lentement la vallée d’à côté, je m’aperçois mais au lieu de venir vers moi il passe dans la vallée derrière la crête ou je suis.
Je prend mon mal en patience, le bras tendu tenant ma balise à bout de bras pour l’éloigner de la parois et favoriser la géolocalisation.
Au bout d’un long moment l’hélico fini par franchir le bon col mais à toute vitesse sans me voir. Je me dit qu’il va faire demi-tours et remonter lentement la vallée mais il redescend à sa base sûrement pour faire le plein. Un moment de fatigue et je lâche ma balise qui glisse sous le névé, fini la géolocalisation.

Une heures plus tard il ne revient toujours pas, je commence à angoisser.
J’imagine qu’ils ont abandonné les recherches car il ne capte plus le signal de la balise. Je commence à envisager passer la nuit sur la paroi et que faire pour ne pas glisser ni être en hypothermie.
Avec la chaleur un névé au dessus de moi commence à se détacher et je reçois des blocs de neige et des cailloux sur la tête. Je me protège le crâne et la nuque tout en restant le plus près possible de la paroi. Deuxième « avalanche » un peu plus tard.

Encore une heure passe, il est peut être temps de laisser un message au cas où…

C’est à ce moment que j’entends l’hélico qui remonte la bonne vallée, il dépose deux personnes au fond et continu son exploration.
Je sort mon sifflet, en espérant que les piétons m’entendront si l’hélico s’éloigne, allume la lampe et fait des gestes des bras pour pouvoir être vu de l’appareil.
Il passe une fois devant moi, il semble ne pas m’avoir vu 😨.
Il fait demi tour est remonte encore la vallée en décrivant des S quand l’hélico se rapproche le pilote lève un pouce m’indiquant qu’il m’a repéré. Sauvé !

Un hélico va fait beaucoup de vent, suffisamment pour faire voler les cailloux qui me fouettent. A par ça l’hélitreuillage c’est plutôt marrant.

Retour à l’hôpital de Briançon pour vérifier que je n’ai pas de commotions et nettoyer mes plaies. Finalement quelques steristrips seulement suffiront.

Pour rassurer Jeanne j’arrête le GR54, je vais ou la Chartreuse de la moyenne montagne moins risqué.

Bilan:
– Un demi-tour de l’Oisans et de Écrins au lieu d’un tour.
– Un demi-tour direction Grenoble.
– Une balise perdu.
– Des habits déchirés.
– Des écorchures et coupures dont une nécessitant de steristrips.
– Et un bloody mary.

Les photos du jour

La vue depuis mon perchoir, c’est quand un bel endroit où mourir ! (On peut en rire maintenant).

Et un bloody mary pour finir cette journée « sanglante ».

25 juin, mise en place.

25 juin, mise en place.

Aujourd’hui c’est une grosse journée. Pour pouvoir passer le col de l’Aulp Martin il faudra demain matin sur je met lève très tôt et que je doit lutter plus près possible du col.

Ça tombe bien il y a un abri pour randonneur à trois heures du col.
Du coup je dit faire Monetier les bains -Vallouise (7h) suivi de la montée à la cabane (3,5h). La cerise sur le gâteau c’est que j’ai sur ce trajet plus de trois heures de bitume !

Après une halte à Vallouise pendant les heures chaudes et en attendant l’ouverture de la supérette avec en bonus une petite sieste je repart sur le bitume.


Heureusement j’arrive sur ces petites routes à tricher un peu, je suis pris deux fois en stop ce qui me raccourcira le trajet sur bitume d’une heure et demi.

Finalement j’arrive à la cabane à dix neuf heures trente


Les photos du jour en commençant par les fleurs


La rose sauvage, la fleur parfaite. Sobre, élégante et un parfum divin.


Maintenant les paysages

Les premiers névés

24 juin, la civilisation.

24 juin, la civilisation.

Après quatre nuits sous tarp et surtout cinq jours avec les même vêtement je « sent » une envie de civilisation.

Du coup j’ai pris une réservation dans un gîte ou j’espère arriver assez tôt pour faire les corvées et profiter de n’avoir rien à faire.


Cette nuit une sardine qui tenait arri ait un hauban à lâché.
Réveille en sursaut avec la moitié du tarp effondré.
A moitié dans le gaz je réinstalle le tarp et je fait une fausse manœuvre en le déchirant sur quatre centimètre. Il ne me restera plus qu’à faire une réparation de fortune ce soir.

Bivouac plié, un pansement sur mon ampoule à la main et me voilà en route.
Le chemin est facile et bien que j’ai de nouveau une légère douleur au mollet et les muscles courbatus j’avance bien et j’arrive au gîte pour quatorze heure.
A quinze heures trente je suis installé, corvées faites. Je n’ai plus qu’à buller.

Les photos du jour

Premières marmottes

23 juin, quand faut y aller…

23 juin, quand faut y aller…

Malgré encore une douleur, certe moins forte qu’hier je décide de partir sur le chemin de bonne heure.

Dans les montées ça va, dans les descente je déguste.

J’arrive à La Grave vers 14h00, c’est le moment de la pause à l’ombre.

Deux heure plus tard je repart, un peu rouillé mais sans douleurs !

Sauf qu’entre temps à force de compenser mon appuis sur ma jambe gauche avec mon bâton droit j’ai une belle ampoule sur la paume droite.

Les photos du jour.

Une passerelle pour un point de vue au dessus du vide. Je vous avouerai que je n’ai pas osé aller jusqu’au bout.
22 juin, ça ne va pas mieux !

22 juin, ça ne va pas mieux !

Et bien ce matin ça ne va pas mieux, du coup je m’offre une journée de repos.
J’espère que je pourrai repartir demain
Voilà une journée de repos passer dormir, bien manger, lire et pas forcément dans cette ordre. Ha et aussi faire une photo d’un rapace que je pense être un gypaète barbu, a vérifier.

Demain sera un autre jour, j’espère être assez en forme pour reprendre le chemin.

21 juin, deuxième chute !

21 juin, deuxième chute !

Dimanche après une nuit en bivouac à 1700m un peu fraîche les premiers vues sur la haute montagne.
Deuxième jour, deuxième chute !
Contrairement à la première pas d’égratignure mais de bons hématomes dont un au mollet gauche qui me fait un boiter.
Je traine pas patte jusqu’à Besse où je fait halte à 15h30, j’hésite à poursuivre.
Finalement je reste au camping municipal en espérant que ça ira mieux demain.

Les photos du jour

20 juin, première chute !

20 juin, première chute !

Je suis parti samedi après-midi de Le Bourg-d’Oisans pour trois semaine de rando en commençant par le GR54 le tour de l’Oisans et des Écrins.
Pour après on verra bien.
C’est une courte étape mais qui grimpe bien et comme je ne suis pas très en forme je galère un peu, mais ça je m’y attendais.

Les photos du jour.

La petite explication pour ceux qui veulent…

Premier jour, première chute

Plus de peur que de mal, juste des égratignures !