Fatigué

Fatigué

J10, mercredi 01 mai.

Il est 20h00, ce soir je suis fatigué, la journée n’a pas été particulièrement longue mais il y avais beaucoup plus de dénivelé.
Ça commence à ressembler à de la montagne et non plus des collines.

Les photos du jour

Chez Mike vue de haut

Une water cache

Chez Mary, une Trail Angel qui à aménagée un bout de son terrain pour les hikers de passage avec citerne d’eau, table, toilette et douche.

Une étrange journée

Une étrange journée

J9, mardi 30 avril .

La journée de repos ma fait le plus grand bien, je n’ai plus mal au pied et mes ampoules sont cicatrisées sauf la dernière qui ne me fait pas trop souffrir.

J’attaque donc les 17 miles que j’ai prévu de faire avec beaucoup de retard.
Je démarre à 08h45 avec un temps couvert et de rare averse de bruine. D’après la météo le temps devrai d’améliorer dans la matinée.
En guise d’amélioration un vent glaciale se lève. En 48h nous sommes passés de 34°C à 6°C.

Un étrange climat !

En forme j’avale les 17 miles prévu, jusqu’à un point de bivouac avec une citerne d’eau appelé Mike’s Place, en 8h dont 1h de pause.
Fatigué, transi je découvre alors un endroit improbable qui ressemble à une casse où sont accueillis les hikers pour une halte ou une nuit.

A peine le temps de commencer à planter ma tente que j’entends crier « Pizza ! ».

Notre hôte accompagné de quelques hikers déjà installé a préparé des pizzas maison, la pâte est faite avec de la semoule fine de maïs.
Elles s’avèrent délicieuses, peut être les meilleures pizzas que j’ai mangé, d’autant plus que je l’accompagne d’une bonne bière.

Un lieu étrange, un climat étrange.

C’est bien une étrange journée ! 😲

Maintenant le tour de chez Mike.
La cuisine

Le dortoir

La salle commune avec la « free weed » avec Rémi un compagnon français à gauche bonnet violet

Les sanitaires

Les photos du jour

Zero Day.

Zero Day.

J8, lundi 29 avril.

Un jour sans marche.

Après une semaine de marche assez dure je m’accorde une journée de repos à Warner Spring. Une charmante communauté qui s’organise pour accueillir les hikers.

Nous sommes accueillis dans le centre communautaire

où l’on nous indique où planter notre tente

où se laver avec le « shower bucket, » et faire sa lessive avec le « whashing bucket ».

Un petit indice « bucket » signifie seau.

Un drôle de magasin de matériel ultra-léger roulant qui suit la migration des tru-hikers. Au mois de mai il sera à Kennedy Meadow pour l’arrivée des premiers parti.

Un petit plaisir, je me suis offert pour trois buck un bain de pieds avec des sels. Ca fait un bien fou, et j’ai enfin les pieds propres. 😃

Voilà tout, pas de photos du jour. Ça reprendra demain avec ma reprise.

La caserne de pompier de Warner Springs

La caserne de pompier de Warner Springs

Et voici une petite photo de la caserne de pompier de Warner Springs.

C’est une caserne comme les autres, le PCT passe juste a coté. Mais elle a tout de même 2 points remarquables :

  • elle se trouve à la fin de la section A du PCT. Le PCT est découpé en 39 sections, elle marque donc la fin de la première section. Il en reste 38 à marcher. Pour les curieux, les explications des sections se trouvent à cette page : https://www.pctmap.net/maps/, Pour une vue globale du circuit, il y a 2 pages qui résument le tout : La page 1, et la page 2
  • Elle a beaucoup servi comme point de repère à la mise au point de la page de suivi Chercher The Walking Fred avec l’affichage du parcours du PCT. Ce qui permet en autre de connaitre presque « en temps réel » le kilométrage parcouru (Attention, c’est des miles américains).

Bref, une caserne « point remarquable » de cette petite rando.

Les photos du jour

Les photos du jour

Petit jeu : quel nom peut avoir ce rocher ?

Réponse en bas du post.

Lever de soleil depuis l’entrée de ma petite grotte.

Sympas ?!!

Mes 100 premiers miles

Réponse au jeu : eagle rock

Besoin de repos.

Besoin de repos.

J7, samedi 28 avril.

J’entame ma septième journée de marche bien reposé part ma nuit dans ma petite grotte.
Décollage à 5h30 dès que j’y vois assez pour poser mes pieds en sécurité et ainsi profiter de la fraîcheur du matin.

Je remarque trop tard que j’ai mal lassé ma chaussure gauche, résultat une nouvelle ampoule ! 🤕 Avec les cinq ampoules déjà constitué et mes douleurs aux pieds du à longue durée des marche je sens que j’ai besoin d’une pause.
Ça tombe bien au bout de quelques heures il y a Warner Spring, une halte prisée par les tru-hikers ou je vais me reposer une journée.

Les odeurs

Les odeurs

J6, samedi 27 avril.

Ce soir je bivouac dans une petite grotte

avec vu sur la vallée.

Les odeurs, c’est un sujet central de tous randonneurs. Quoique l’on fasse on sent toujours fort. C’est tellement important qu’au camp de base à San Diego lors du briefing pour les partants du lendemain Scout, notre hôte, insiste pour lorsque nous passerons en ville nous disons « Hello »et « Sorry for the odors » car nous représentons la communautés du PCT, les américains sont très communautés .😏

Malgré le manque d’hygiène par manque d’eau et les efforts continus, grace aux vêtements et tee-shirt en laine mérinos je ne sent presque rien, j’ai donc tout le loisir d’humer les odeurs de la montagne.

Après cette longue introduction j’entre dans le vif du sujet.
Il y a deux choses sur je ne peux pas vous faire partager ce sont les sons de la nature, le chant des oiseaux, les cris des petits animaux, le bruissement des feuilles dans le vent et tant d’autre encore et les odeurs qui ici diffèrent de celles que je connais.
Il y a, entre autre, une plante que je n’ai pas pu encore identifier qui développe une odeur suave qui fait penser à de la sauge. J’allais oublier l’odeur des fleurs de yucca qui évoquent le parfum subtil du jasmin et tant d’autre parfum encore.

Les photos du jour.

Les photos du jour.

J6, samedi 27 avril.

D’autre fleur de cactus.

Tien, un serpent

Un étrange arbre dans branche, avec de minuscules feuilles le long des troncs qui ne dépassent pas des aiguilles.

Un agave avec sa tige florale

L’hospitalité

L’hospitalité

J5, vendredi 26 avril.

J’ai fait l’expérience de l’hospitalité des américains le long du PCT.
Pour me ravitailler je fais du stop pour Julian (20km), à peine cinq minutes et je suis pris.
J’arrive en ville et un hiker me dit que chez « Mom’s Pies » ils offrent une part de tarte aux tru hiker et en plus c’est une pâtisserie réputé.
Ça tombe bien il est 17h30, j’ai pas mangé depuis un moment et j’ai faim. Je m’y rend prêt à payer la tarte, bien sûr je ne sent pas très frais mais je suis quand même bien accueilli et en effet on m’offre une part de tarte, excellente, avec une boule de glace vanille le tout servi avec une citronnade maison.

Je pars alors à la recherche d’un hôtel abordable et je n’en trouve pas, il est donc temps d’aller faire mes courses. Je demande à la propriétaire si elle en connait un. Elle me dit que non mais qu’elle autorise les randonneurs à dormir sous le porche du magasin après sa fermeture. Elle me propose de remplir mes bidons d’eau et de recharger mes appareils électriques.

Je décide même si il commence à faire tard de retourner sur le PCT. Je fait du stop cinq minutes, dix minutes, je commence à avoir froid la nuit tombe et là une voiture qui va dans l’autre sens s’arrête, me demande si je fait le PCT puis fait demi-tour rien que pour m’y emmener !

Je commence à perdre le sens du temps.

Je commence à perdre le sens du temps.

J5, vendredi 26 avril.

Ça y est je ne sait plus quel jour nous sommes, c’est plutôt bon signe. Je suis rentré dans mon trail.

Les premières ampoules sont apparues, à traiter demain matin avant le départ.

Les photos du jours.

Agave garanti 100% bio. 😄

Un « chipmunk » ou tamia

Un, heu…, oiseau bleu.

Un « ground squirrel » ou écureuil terrestre, je l’ai vu dans un vaste espace sans arbre.

Depuis lundi les cactus présente des bourgeons de fleur. J’attendais avec impatience leurs éclosions. 😄