Repos à l’Hostel California

Repos à l’Hostel California

J57 et 58, lundi 17 et mardi 18 juin

Après la semaine difficile dans la Sierra Nevada Aubin, Thomas et moi prenons une journée de repos à l’hostel, ou nous avons une chambre pour nous trois, en attendant l’arrivée de Rémi et Joris qui sont une journée derrière nous pour cause d’ascension du Mont Whitney.
Ils arrivent dans l’après-midi, épuisé mais content de leur expérience.

Pour mettre un peu d’ambiance pour la suite de la lecture

Nous décidons donc de rester une journée de plus à l’hostel afin qu’ils reprennent des forces d’autant plus que Rémi à fait une très vilaine chute en descendant du Mont Whitney, une glissade de plusieurs dizaines de mètres sur une pente abrupte de terminant dans les rochers. Il s’en tire plutôt bien avec une grosse frayeur, de gros hématomes et une belle abrasion cutanée.

Moins grave que les blessures de Rémi mais assez embêtant quand même, lundi matin je m’étire dans mon lit quand soudain je ressent une vive douleur au tendon d’Achille gauche qui perdure toute la journée malgré la glace appliquée régulièrement.
Le lendemain le douleur réapparaît en fin de journée.
J’espère que pour le départ sur le chemin demain après-midi mon tendon tiendra la route.

Donc demain retour dans la montagne pour dix jours avec ravitaillement possible dans un « chalet » au bout de huit jours. Du coup nous partons avec neuf jours de nourriture (nous prenons toujours un jour de plus en cas d’imprévu) ce qui me fait 8,4 kg de vivre dans mon sac !!!
C’est lourd. 😟

Prochain contact dans huit jours si il y a du wifi au chalet mais c’est loin d’être sur, sinon dans dix jours.

Pas de photo du jour 😋

Welcome to the Hostel California

Welcome to the Hostel California

J56, dimanche 16 juin

Après le passage du col Forester et une semaine dans la montagne il est temps de retrouver la civilisation.

Départ de nuit pour gravir le col Kearsage à 3590m et redescendre dans la vallée de l’oignon en espérant trouver rapidement un « ride » pour Bishop ou nous comptons loger à l’Hostel California.

Après la rude et longue journée d’hier le chemin nous paraît plus facile d’autant que nous arrivons à passer toutes les rivières soit sur des arbres soit sur des ponts de neige.

Nous arrivons au parking dans la vallée vers 11h00.
Je sent que ça ne va pas être évident de trouver une voiture pour rejoindre Bishop, le gents commençant à monter aux lacs pour la journée.

Nous avons de la chance un surfer qui fini sa descente nous propose de nous déposer en ville à l’Hostel California.

PS : n’hésitez pas à laisser des commentaires sur le blog, des messages privé ou papoter sur Skype quand je suis en ville, ça entretien le moral ! 🤗

Les photos du jour

Pour une fois on peut voir le panneau d’indication des sentiers !

Le col Forester

Le col Forester

J55, samedi 15 juin

Comme prévu réveil à 00h45 pour un départ à 02h00 afin de franchir le col Forester avant que la neige ne ramollisse.

Première grosse difficulté au bout d’une demi-heure, un gros torrent bouillonnant à traverser. Il est 02h30 et il fait+0,5°C !!!

Nous parcourons la rive en amont et en aval pour trouver un passage le moins dangereux possible.
Celui que nous avons trouvé a quand même un passage violent avec de l’eau jusqu’au fesses (pour Aubi c’est jusqu’au nombril) et où il est très difficile de trouver un appui avec ses bâtons car le courant les repousses avant de pouvoir toucher le fond.
Du coup la règle des trois points d’appui est difficile à appliquer et je reste bloqué quelques secondes qui paraissent des minutes au milieu du courant.

Tant bien que mal nous arrivons à traverser et nous nous retrouvons tous les trois frigorifié sur l’autre berge.
Le temps de nous réchauffer nous repartons à l’assaut du col Forester.

Le chemin jusqu’au pied du col est relativement facile à part le manque d’oxygène et une petite hypoglycémie.
Part contre le dernier mile est vertigineux et nous devons utiliser nos piolets pour nous assurer car la moindre chute est potentiellement mortelle.

Au col la vue est splendide, nous ouvrons notre canette de champagne du pauvre pour fêter l’événement en compagnie d’un minuscule tamia qui peux effrayé par notre présence cour dans tous les sens.

Nous descendons dans la vallée de l’autre côté du col en partie en glissant sur les fesses.
Un américain nous explique la technique et nous en fait le démonstration.

Au bivouac au milieu des arbres et de la neige passe, pendant que nous dînons, une biche à moins de cinquante mètres.

Les photos du jour

Le col Forester

Bivouac au milieu des arbres et de la neige

Vers le col Forester

Vers le col Forester

J54, vendredi 14 juin

Rémi et Joris sont parti vers minuit pour gravir le Mont Whitney.
Aubi, Thomas et moi partons à l’aube pour profiter un maximum de la neige gelée.
Au réveil il fait +3,5°C à 3264m, plutôt chaud comme nuit.

Nous partons pour rejoindre un lieu de bivouac, à 7 miles, situé au pied du col Forester dans le but de partir de nuit pour le franchir dans les meilleurs conditions de sécurité.

Nous cheminons dans, toujours, beaucoup de neige et de dénivelé et croisons trois gros torrents à franchir.

Le premier à gué assez simple, le second on le passe de petit îlot en petit îlot sans se mouiller les pieds, le troisième est beaucoup plus dangereux avec un très gros débit. Nous traversons encordé au cas où celui qui traverse perde pied et profitons d’un tronc en travers du torrent pour s’y accrocher.
L’eau est glaciale, il va me falloir vingt bonnes minutes pour réchauffer mes pieds gelés.

Nous arrivons au bivouac pour le déjeuner, le reste du programme c’est sieste et repos car le réveil est pour 00h45 pour un départ à 02h00.

Si tout va bien nous atteindrons le col pour 08h00 profitant pour la montée d’une neige bien dur quand à la descente de l’autre côté on fera ce que l’on peut.

Les photos du jour

Une marmotte qui se tourne au dernier moment.

Un étrange insecte sur l’on croise souvent sur la neige.

Un mignon petit tamia qui rode autour de notre campement.

Rivières et Mont Whitney

Rivières et Mont Whitney

J53, jeudi 13 juin

Le plan initial c’était une petite journée de six miles pour atteindre le camp de base pour l’ascension du Mont Whitney (4417m), de s’y reposer et de partir la nuit pour atteindre le sommet au lever de soleil.

Vu le retard pris hier dans la neige cela nous fait plutôt une journée de douze miles ce qui compte tenu des conditions fait déjà une journée bien remplie.

En route nous trouvons Rémi, sans Joris, qui campait là où nous avions prévu près d’une rivière à traverser.

L’hiver très neigeux et le printemps tardif fait que la fonte des neiges a à peine commencé depuis quelques jours.
Du coup les petits cours d’eau sont devenu de gros torrents très difficile et dangereux à traverser.

Le premiers à traverser nous le feront en équilibre sur un arbre mort, facile !😋

Le second à gué dans une eau glaciale, facile mais beaucoup moins agréable.

En fin de journée nous Aubi, Thomas et moi atteignons le camp de base et y retrouvons Rémi, qui est parti à son rythme rapide après la traversée du premier torrent, et Joris.

Nous annonçons à nos deux amis que nous renonçons à l’ascension du Mont Whitney qui nous paraît trop difficile, le passage du col Forester à 4007m sera déjà bien assez dur pour nous. Nous nous retrouverons au plus tard à la prochaine ville.

Les photos du jour

La Sierra Nevada

La Sierra Nevada

J52, mercredi 12 juin

Au menu dix-sept miles pour rejoindre la zone de campement.

Le chemin passe par des grandes zones très enneigée entrecoupé de petites zone déneigé, toujours avec beaucoup de dénivelé.

Rapidement notre petit groupe va se scinder en deux.
Rémi et Joris à l’aise dans la neige et qui avance vite et Auberie, que nous appelons Aubi, Thomas et moi qui progressons plus lentement.

Tant que le soleil n’a pas chauffé la neige il est facile de progresser avec les micro-crampons qui accroche bien sûr la neige dur.
Malheureusement la chaleur va assez vite, dès 09h00, la transformer en une soupe de neige et d’eau.

Résultat il est très difficile d’avancer, on s’enfonce, on glisse, on patine. L’usage du piolet est même quelques fois nécessaire pour s’assurer quand le chemin est en fort dévers.

On s’épuise rapidement d’autant plus que la diminution d’oxygène dû à l’altitude commence à se faire sentir

La progression est très difficile, beaucoup de dévers, pratiquement pas de zone sans neige et de fort dénivelés.

Les paysages sont magnifiques, nous évoluons au milieu des séquoias entouré de sommets enneigés.

Je prend aujourd’hui conscience d’être dans la plus haute chaîne de montagne des États-Unis, hors Alaska, la Sierra Nevada qui porte bien son nom.

Le plan initial de dix-sept miles se transforme pour cause de fatigue en douze miles pour Auby, Thomas et moi.
Joris et Rémi sont sûrement au camp que nous avions prévu.

Les photos du jour

Assistance technique

Assistance technique

Un grand merci à Olivier pour l’assistance technique. 🤩

Mon téléphone à planté pendant une mise à jour, il a fallu que je le formate et sans l’aide d’Olivier qui à pris le contrôle de mon téléphone à distance j’aurai sûrement eu beaucoup de mal à remettre et paramétrer les applications dont j’ai besoin.

PS: j’ai remis dans l’ordre chronologique les posts, J50 que je n’avais pas pu publier pour des raisons techniques est donc avant J51.

Vive la technologie

Vive la technologie

Bonjour

Ici Olivier pour un petit « piratage » amical de site web.

Non Fred n’est pas perdu.

Il va bien.

C’est son téléphone qui va mal. Pour l’instant Fred lui fait un massage cardiaque.

Donc impossible pour lui de :

– Se connecter pour poster des articles
– Consulter les cartes du PCT
– Utiliser le GPS en cas de question sur le chemin.
Donc il y a un peu de dépannage « longue distance » pour lui faire réinstaller tous ses outils.

Donc son prochain message risque de prendre un peu plus de temps que prévu.

Sinon il va sortir les cartes papiers pour faire « à l’ancienne » avec une boussole.

Montagnes et grenouilles

Montagnes et grenouilles

J51, mardi 11 juin

Aujourd’hui commence les « vrais » étapes de la Sierra Nevada.
Du dénivelé et de la neige.

Comme d’habitude départ au lever du soleil pour une « petite » journée de près de vingt miles.

C’est une belle journée ensoleillée sans nuage, heureusement les nombreux séquoias donne une belle ombre rafraîchissante.
L’étape est épuisante, nous avons beaucoup de dénivelé à faire pour boucler l’étape.

Nous nous arrêtons sur un replat à près de 3200m qui surplombe un petit marécage.
En arrivant nous entendons le chant des grenouilles.

Des grenouilles à plus de 3000m ! 😮🐸

Ce soir c’est concert de grenouille du crépuscule jusqu’à l’aube !

Les photos du jour

Marmottes et Moustiques

Marmottes et Moustiques

J50, lundi 10 juin

Voilà c’est le départ pour la Sierra Nevada.
Ce matin j’ai du mal à partir, dur de faire mon sac avec la boîte à ours, le piolet et les 5,2kg de ravitaillement.
J’y arrive tant bien que mal et je part avec vingt kilos sur le dos !

J’ai beaucoup de mal à avancer et rapidement j’ai mal aux épaules.
Je serre la ceinture pour que le sac repose plus sur les hanches et ainsi soulager les épaules.
Rapidement j’ai mal aux hanches.
Toute la journée je vais serrer/desserrer cette ceinture en fonction de là où j’ai mal.

En tout cas plus de problème d’eau, il y en a partout.

Malgré l’inconfort de mon très lourd sac à dos j’arrive petit à petit à grimper dans la Sierra Nevada et à rejoindre ma « trail team » au bivouac à 3000m.

En montant deux surprises m’attende, une bonne et une mauvaise.
La mauvaise, alors que je suis déjà haut et qu’il n’y a pas d’eau stagnante je suis harcelé par des moustiques.
J’en ai eu quelques uns mais au final ce sont quand même eux qui km ont gagné !

La bonne, un peu avant l’arrivé au bivouac je tombe sur des marmottes à ventre jaune ! 😄.

Au États-Unis tout est « PLUS » et les marmottes n’échappe pas à la règle, elles sont beaucoup plus grosses qu’en France.

Les photos du jour