Archives de
Author: Fred

ThWaFd2018!#[54As ThWaFd2022!
Mulet

Mulet

J3, mardi 11 juillet

Réveil, comme d’habitude, avant l’arrivée pour profiter un maximum de la relative fraîcheur du matin.

Aujourd’hui c’est une longue et difficile étape !

Plusieurs locaux m’ayant informés qu’il n’y aura pas d’eau jusqu’à Requesen, une ferme qui fait aussi refuge, je suis parti pour une journée d’au moins huit heures de marche et chargé comme un mulet de neuf litres d’eau !

En effet la première rivière est à sec !

Un randonneur, en mode ultra léger, me rattrape. Il est parti avec seulement un le et demi et semble inquiet de ne pas trouver de l’eau. Avec mes neuf kilos d’eau sur le dos (et aussi il faut se l’avouer, une meilleure forme physique) il me quitte rapidement et prend le large.

Le chemin est plutôt facile, c’est une piste carrossable avec quelques bout de sentier pour couper des lacets.

Il commence par une longue mais peu raide montée, passé la crête le premier coupe lacet arrive. Rapidement il devient de plus en plus envahi de plantes épineuses épineuses l’acmé étant le passage à genou sous un tunnel de ronce.

Et soudain une source !

J’y bois jusqu’à plus soif.

Y-a-t-il une source grâce à la végétation épaisse ou la végétation est épaisse à cause de la source… ?

Le chemin descend tranquillement après ce passage épique, le temps passe et la température monte.

Le chemin quitte la piste pour rejoindre après une rapide montée par un sentier le hameau d’Els Vilars et là resurprise la source du hameau est alimentée.

Il est treize heures passées, il est temps de faire une grosse pause.

Quatorze heure est passé et il me reste trois de marche sans pause. Il faut que je me mette en route sous un soleil de plomb ou attendre dix-sept heures et arriver très tard.

J’ai choisi la troisième alternative* et décide de bivouaquer au hameau. Sachant que nous sommes dans une zone protégée je demande à une jeune femme du village si il est possible de planter la tente ici.

J’espérais qu’un habitant accueil les randonneurs perdus dans un coin de jardin mais non !

Du coup ce sera un « stealth camp » sur le replat en hauteur du hameau.

*Je sais qu’une alternative ne comporte que deux parties

Les photos du jour.

Ombre(lle)

Ombre(lle)

J2, lundi 10 juillet

Réveil à cinq heures pour essayer de partir à six afin de profiter un maximum de la fraîcheur, toute relative car il fait déjà 25°C à mon départ vers dix heures.

Le paysage ressemble beaucoup à celui d’hier. Des collines parfois abruptes, une végétation dépassant rarement la taille d’un buisson et peu dense. Quant à la faune à part des oiseaux pas grand chose, je ne croise même pas un lézard.

Je pense bivouaquer un peu après Vilamaniscle au bord de la Riera d’El Rei.

Les quatres litres d’eau du départ il ne me reste plus rien quand j’arrive à Llanca où je reprends cinq litres, pour la suite au soleil de l’après-midi.

La grosse différence avec hier c’est que j’ai enfin réussi à installer correctement mon ombrelle.

Du coup bien qu’il fasse 35°C à l’ombre… et bien il ne fait que 35°C !

J’arrive enfin à Vilamaniscle, j’approche de mon arrivée au bivouac.

Je prends le temps d’interroger un habitant du village sur l’état de la rivière.

Il me dit qu’elle est à sec mais que la commune à un petit bout de terrain mis a disposition des randonneurs près de la piscine municipale. Ce sera donc un bivouac un peu plus urbain que prévu !

L’avantage d’être près de la piscine c’est qu’on me laisse l’usage des douches ! 😁

Et en plus pas de cuisine à faire, je mange au bar resto de la piscine des « patatas brava » avec une cuisse de poulet ! 🍟🍗

Les photos du jour

¡ Qué calor !

¡ Qué calor !

J1, Dimanche 9 Juillet

Après une assez bonne nuit malgré la chaleur, je prends le car de 08h15, où je grignote mon petit déjeuner acheté la vieille, puis la navette du parc.

Finalement le temps de prendre quelques photo de la mer et de me mettre en état de marche je commence le GR11 à 11h00.

Il fait déjà une chaleur torride ! 34°C à l’ombre et comme je ne suis pas à l’ombre…

Je suis partie pour La Selva Del Mar avec quatre litres d’eau et j’ai bien peur que ce soit un peu juste d’autant qu’il n’y a aucune source ou point d’eau sur le sentier !

Tout est très sec et à part quelques oiseaux il n’y a pas âme qui vive, même les insectes se font rares.

Je croise bien un mammifère, mais je ne saurais dire lequel je suis passé au loin dans trop regarder vu l’odeur pestilentielle qu’il dégageait !

J’arrive au port de La Selva Del Mar en finissant mes quatres litres d’eau et je suis assoiffé car j’ai dû me rationner.

Grosse pause au port, une glace, beaucoup d’eau et un soda plus tard je me rends au camping de La Selva Del Mar.

Les emplacements pour campeurs sans véhicule sont au bord de la route, ça va être une nuit bouchon anti-bruit !

Je découvre le camping sur la terre car il n’y a pas un brin d’herbe ! Les vacanciers en véhicule ont tous prévu le coup ils mettent des sortes de bâche verte au sol pour couvrir le terre.

Les photos du jour

En transit

En transit

J0, Samedi 8 juillet

Après près de six heures de train me voilà rendu à Figuères où je loge dans un RB&B.

Évidemment je me rends compte que j’ai oublié, malgré ma « check list » des objets comme par exemple ma batterie externe.

Heureusement étant arrivé tôt et Cadaquès étant une ville d’une certaine importance j’ai pu y trouver ce qu’il me manquais

Demain, après un trajet en car jusqu’à Cadaquès et une navette du parc de Cadaquès à Cap de Creus je devrai attaquer la Senda Pirenaica vers dix heures trente.

 

De sympathiques voisins

De sympathiques voisins

J28, samedi 06 août

Aujourd’hui c’est une étape normal de vingt-quatre kilomètres, je ne devait pas arriver trop tard à la cabane.

Le chemin c’est le mélange qui commence à être un classique entre beau chemin roulant, pierriers traites et petites tourbières plus ou moins facile à éviter sans oublier les rivières a traverser en sandales ou en sautant de pierre en pierre.

Je part presque à l’heure que je m’étais fixée.

La météo est bonne mais avec fort vent, évidemment de face.

Et en plus il faut très froid, dès que je ne suis plus en mouvement je grelotte et même avec ma veste chaude jet ne reste pas arrêté très longtemps.

Malgré le difficultés du terrain j’arrive à la cabane dans trop dépasser le temps que j’avais estimé.

Il y a déjà un groupe d’une dizaine de femme finlandaise d’un certain âge et un jeune suédois.

Du nous passons un bon moment a discuter en anglais, ce qui n’est pas toujours facile pour moi.

Quand je vois la facilité avec laquelle ils s’expriment tous je me dit qu’il va vraiment falloir que j’améliore mon anglais aussi bien à l’oral qu’à l’écrit.

C’est malgré tout un bon moment d’échange.

Une très longue journée.

Une très longue journée.

J27, vendredi 05 août

Voilà c’est le gros morceau, trente-trois kilomètres dans la journée.

J’espère que le terrain sera facile avec pas trop de rivière où je devrai déchausser.

Le temps de maintient, très nuageux, très venteux et froid et à part quelques gouttes je reste les pieds au sec.

Juste deux rivière a traverser en sandale.

Malheureusement le terrain n’est pas aussi facile que je l’espérais.

Sur le dernier quart ce n’est que du pierriers, une épreuve pour le chevilles et ça me ralenti beaucoup.

Une fois sortie de l’épreuve des pierres la cabane n’est plus très loin, il me faudra quand même encore une bonne heure car je suis fatigué et je fait bien attention à mes appuis, ce n’est pas le moment de se tordre une cheville.

A la toute fin ce sont des toujours qui m’attendent, c’est foutu pour une journée les pieds au sec.

Ce n’est pas grave car la cabane est déjà occupé et le poêle est allumé, mes chaussures et chaussettes vont sécher d’ici demain.

La derniere ligne droite

La derniere ligne droite

J26, jeudi 04 août

Ce matin j’ai mis beaucoup de temps pour démarrer car j’ai eu du mal à réserver un billet d’avion, mais voilà c’est fait.

Retour à Paris le 12 août, il me reste huit jour pour atteindre Abisko.

Donc départ à midi, c’est déjà raté pour le planning.

J’avais prévu vingt-huit kilomètre aujourd’hui, ce sera quinze.

Il faudra que je revois mon planning, maintenant il faut que je fasse vingt-cinq kilomètres par jour en moyenne.

Le temps est beau, je commence à me faire à l’idée qu’ici il ne pleut peut être pas tout les jours.

Juste une micro averse pour me rappeler que je suis en Laponie.

La civilisation

La civilisation

J25, mercredi 03 août

La nuit a été courte, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir avec la chaleur qu’il faisait dans le dortoir.

Aujourd’hui c’est courte étape pour la « ville » de kilpisjärvi ou je vais pourvoir faire du ravitaillement pour les huit prochain jours.

Le chemin est très facile, les zones marécageuses sont toutes avec des passerelles en bois.

J’ai réservé une chambre, assez cher pour le courrier offert, dans un hôtel à quelques kilomètres de l’endroit (moins cher) où je voulais m’arrêter mais qui n’avais ni chambre ni cabine de libre.

C’est l’heure de déjeuner alors plutôt que de manger héritages et fruits secs comme d’habitude je vais au resto.

Il me fait furieusement penser au resto américain le long du PCT, d’autant que quand je rentre il passe de la country.

Une pinte de bière locale (pas mal du tout) et un hamburger frites avalé je somnole dans le restaurant.

Même si on m’a avertit que la chambre ne serai pas prête avant seize heure, je vais tenter le coup a l’hôtel. Raté, je baisse devoir attendre l’heure prévu. Je m’installe au salon où je somnole jusqu’au moment où je peut rejoindre ma chambre.

Douche, lessive et courses me prennent une bonne partie du reste de l’après-midi mais j’ai quand même le temps de passer au sauna.

Un autre jour sans pluie… enfin presque.

Un autre jour sans pluie… enfin presque.

J24, mardi 02 août

La météo annonçait comme il y a deux jour, nuageux le matin et alternance de nuage et d’éclaircie l’après-midi.

En effet ce matin le ciel est bien couvert, j’espère que le soleil va percer cet après-midi.

Je croise un groupe de finlandais, trois adultes et au moins quinze ados qui se rendent au même endroit que moi pour y camper.

Première pause, il n’y a pas cinq minutes que suis arrêté qu’il commence à pleuvoir. Certe peu mais suffisamment pour que je prenne ma pose sous mon parapluie.

L’averse s’arrête et je repart.

Une rivière à traverser ou je doit enlever mes chaussures. Je sèche mes pieds, j’enfile chaussettes et chaussures, il tombe quelques gouttes.

Cinq minutes plus tard le ciel s’obscurcit.

J’ai juste le temps de mettre mon équipement de pluie qu’il pleut à verse pendant une bonne heure et demi.

Malheureusement je n’ai pas préparé mon sac pour une journée avec beaucoup de pluie, j’espère qu’il n’y aura pas trop d’humidité dans mon sac.

Une fois l’averse passée le temps reste nuageux, un peu menaçant mais j’aurai quand même droit à un petit rayon de soleil de temps en temps juste histoire de rappeler que ça peut être sympas le soleil.

Le chemin deviens ensuite plus caillouteux et se termine a l’approche de la cabane par des zones humides bien chargé d’eau de l’averse.

Le cabane est accueillante mais déjà pleine, mince je vais devoir planter ma tente. Bon je suis arrivé bien avant le gros groupe, je vais pouvoir choisir mon emplacement mais avant je me pose au chaud dans la cabane.

En fait c’est un groupe qui a déjeuné dans la cabane et qui traine à partir. Je vais pouvoir dormir dans la cabane finalement.

La cabane est le lieu de passage de tous les randonneur qui cherche un peu de chaleur et pour ceux qui bivouaquent le lieu où faire sécher leurs affaires.

Quand le gros avec les ados arrive le cabane est vite envahi de chaussures et autres affaires et l’un des adultes allumé le poêle en y mettant beaucoup de bois.

Résultat les affaires sèchent bien mais c’est une fournaise dans le dortoir et pas moyens d’aérer car il n’y à pas de moustiquaire aux fenêtres !

Un pont trop loin*

Un pont trop loin*

*qui trouvera la référence ?

J23, lundi 01 août

Aujourd’hui c’est le journée de beau temps prévu par la météo, se matin soleil et nuages et cet après-midi soleil !

Bon ben ce matin c’est surtout nuages avec quelques gouttes de ci de là.

Le chemin est plutôt facile mais les nombreuses rivières au début me ralentissent quelque peu.

Depuis quelques jours, je suppose que c’est sous que le E1 à rejoint le Nordkalottruta très fréquenté (enfin plus que le E1) le sentier est mieux balisé et le chemin plus visible. Bien sûr dans les pierriers ça se complique.

Je fait mon petit bonhomme de chemin et  l’après-midi arrive…

… avec le soleil ! 😁

C’est la première fois que j’ai vraiment chaud depuis pas mal de temps.

Ca donne de l’entrain, j’avance plutôt bien (à mon avis) sur Mer chemin bien tracé quand met chemin disparaît, je suis dans un cul-de-sac

Je regarde ma carte pour retrouver le chemin…

Et merde !

J’ai rater le pont qui enjambe le Vuomakasjoki, j’ai avancé le long de la mauvaise rive sur environ huit- dix kilomètre !

Et évidemment si il y a un point c’est que c’est une grosse rivière.

Par chance là où je suis est l’endroit où elle est la plus large, peut être une centaine de mètres ce qui veut dire moins de courant et moins de profondeur.

Je chausse mes sandales de bivouac qui me servent aussi pour les rivières et je m’engage dans la partie la plus rapide et le plus profonde qui ne fait qu’une dizaine de mètres.

J’ai de l’eau jusqu’au genou et le courant n’est pas trop fort, en faisant attention ça passe tranquille.

Après j’ai de l’eau au maximum au mollet et plus de pression, trop facile.

J’ai prévu de dormir ce soir dans une cabane mais vu le nombre de personne sur le chemin je préfère bivouaquer dans un jolie coin tout plat avec une belle vue à une demi-heure de la cabane.

Le seul inconvénient ce sont les moustiques, j’aurai aimé manger dehors mais la il y en a trop.

Du coup je mange dans ma tente mais avec le double toit grand ouvert pour profiter du paysage.

Toute la journée j’ai eu mal au gros orteil gauche quand je pensais appuis sur l’extérieur du pied.

A l’inspection des pieds du soir je me rend compte que j’ai un ongle incarné infecté.

Pour soulager l’orteil et aider à la guérison il me faut dégager l’ongle et percer l’abcès.

Vive le couteau suisse pour la chirurgie de campagne.

Tant bien que mal je dégage (un peu) ongle et tente de percer l’abcès, raté mais avec ce que j’ai pu tailler j’espère qu’il percera tout seul rapidement.